2009
 

Monument à Milorad Pavic érigé à Moscou

Le monument à l'écrivain serbe Milorad Pavic est inauguré le 24 juin 2009 à Moscou, devant la Bibliothèque de langues étrangères. Ce buste de bronze, œuvre du sculpteur éminent russe Gregory Pototsky, est placé dans l'espace vert devant la Bibliothèque, où se trouvent aussi les monuments des autres écrivains étrangers à partir de Dante à nos jours. À cette occasion, Milorad Pavic a dit :
„S'il n'avait pas eu de lecteurs russes et de mes livres et mes pièces de théâtre en langue russe, je ne serais pas ce jour devant vous. À l'époque où mes ouvrages n'étaient pas traduits en russe, les lecteurs russes venaient à la Bibliothèque de langues étrangères à Moscou et là ils lisaient ma prose en langue d'origine ou traduite en d'autres langues. On me l'a raconté quand Jasmina Mihajlovic, mon épouse, et moi sommes venus à Moscou à l'occasion de la présentation d'une de mes pièces de théâtre. Pour cela ce buste est aujourd'hui ici, devant la Bibliothèque de langues étrangères à laquelle je dois donc une double gratitude.

Le monument se trouve ici à cause de mes livres, qui étaient publiés en russe par plusieurs éditeurs que je voudrais mentionner et remercier à la revue Inostrannaya literatura, à la revue rénovée Yasnaya Polyana publiée par le Musée de Tolstoï à Yasnaya Polyana, aux maisons d'édition "Amphora", "Azbuka" et "Zebra", ainsi qu'aux théâtres russes, de Moscou à la Sibérie, qui ont joué et jouent toujours mes drames interactifs. Ce sont : Moskovski Khudozhestvennyi Teatr imeni A. Chekhova à Moscou, LENSOV à Saint-Pétersbourg, les théâtres à Voronez et à Propokopyevsk. Merci aux metteurs en scène de mes pièces, ainsi qu'aux acteurs et aux éditeurs qui ont enregistré sur les CD de "Audiknyga" quelques-uns de mes romans. Sans mes traducteurs excellents, Madame Larysa Savelyeva et Madame Natalia Vagapova, ma prose et mes drames en russe n'existeraient pas. Enfin, j'ai de la gratitude tout particulièrement envers les journalistes et les revues russes, à l'internet, la télévision et la radio russes, aux slavistes russes et aux critiques littéraires et de théâtre qui ont accueilli mes ouvrages avec une grande attention.

En remerciant au sculpteur russe Gregory Pototsky, qui est venu avec son épouse, il y a quelques ans, à Belgrade, où il a fait mon portrait se trouvant maintenant devant vous, je peux dire que j'ai de mon vivant ce que de nombreux gens n'ont ni après leur mort. Merci à tous."

 

 

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