2012
 

Visite d'une délégation de la Banque mondiale

L'Académie serbe des sciences et des arts a reçu la visite d'une délégation de la Banque mondiale, compose de dr Ramesh Mashelkar, président de l'Alliance globale de recherche, ancien président de l'Académie nationale des sciences de l'Inde, dr Swaminatan Siwaram, membre du Conseil pour les recherches scientifiques et industrielles de l'Inde, dr Winod Goel du Département pour le développement du secteur privé et financier chargé de l'Europe, de l'Asie centrale et orientale et de la région du Pacifique, dr Richard Adams, expert en innovations et Mme Sirni Elsi, directeur du Groupe Technopolis de la Turquie.

La délégation a été reçue par l'académicien Nikola Hajdin, président et aux entretiens ont assisté l'académicien Dimitrije Stefanovic, secrétaire général et l'académicien Djordje Sijacki.

Dans le cadre du Projet de soutien aux innovations en Serbie, la délégation est chargée de l'analyse des institutions scientifiques et de recherche, et dans ce cadre, elle s'est rendue aussi à l'Académie serbe des sciences et des arts. Le but de la visite à la Serbie est d'analyser la situation dans le secteur des recherches scientifiques et de cerner les problèmes qu'il faut résoudre en vue de l'amélioration de la situation de la science en général.

L'académicien Nikola Hajdin a brièvement informé les invités du rôle de l'Académie dans la société, de sa participation dans les projets de recherche nationaux et étrangers et de son problème principal, à savoir, le financement insuffisant. Les moyens destinés à la science s'élèvent à 0,3% du PIB, ce qui est trop peu pour mettre en oeuvre des changements quelconques dans le secteur scientifique et de recherche et pour accélérer le développement. L'économie participe également trop peu dans le financement des recherches scientifiques, en raison du retard et du manque d'intérêt des grandes compagnies et des propriétaires d'entreprises.

Il a été également mis en relief la présence du facteur politique dans le modelage de la politique scientifique et dans la prise des décisions sur le financement, ce qui n'est pas habituel dans le monde. L'un des problèmes cruciaux de la Serbie est la fuite des cerveaux et l'absence d'un lien entre la diaspora scientifique et le pays mère.

Les invités ont présenté des remarques concernant l'administration et la prise des décisions (des conseils scientifiques trop volumineux, le système inefficace). Cela enfreigne, dans une grande mesure, le développement et le progrès. Il est nécessaire de reconnaître et de soutenir les meilleurs jeunes chercheurs et de leur offrir l'occasion de travailler et de progresser.

Le président Hajdin a souligné qu'il est nécessaire de suggérer à notre gouvernement d'adopter un modèle de gestion plus efficace du secteur de recherches scientifiques (concrètement par le biais du rattachement de la science et de l'éducation supérieure dans un même ministère), étant donné l'échec qu'avaient subi les tentatives antérieures de l'Académie entreprises dans cette direction.

Les représentants de la Banque mondiale ont parlé aussi des programmes d'investissement, par le biais desquels cette institution aide le développement de la science.

Dr R. Mashekar, membre de la Société royale britannique, a mis en relief le changement réalisé dans cette Société au cours des six à sept dernières années et qui porte sur la valorisation du travail de recherche et d'innovation dans la procédure d'élection des nouveaux membres. Le critère exclusif d'adhésion était avant la qualité et le nombre de travaux de recherche publiés. Cependant, ces dernières années, une plus grande attention est consacrée aux résultats pratiques de travail qui apportent le bénéfice direct – soit par le biais du gain matériel, soit par l'amélioration de la qualité générale de la vie ou du travail des personnes.

 

 

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